Mind Flowers
Coquelicot
Coquelicot
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Monté sur marbre de Sölk · Hauteur : 36cm · Porcelaine · Glaçure de cristal · Or 24ct · Feuille d'argent
Le feu est l'élément qui transforme le plus immédiatement.
L'eau, l'air et la terre dissolvent ce qu'ils absorbent lentement, graduellement.
Le feu le consume entièrement.
C'est pourquoi le feu a toujours accompagné les grands seuils...
l'initiation, la naissance, la mort, le solstice.
Les moments où une vie se termine et une autre commence.
Nous portons tous les éléments en nous. Et de tous, le feu est celui que nous avons le plus peur de vivre.
Le feu non vécu ne disparaît pas.
Il se replie sur lui-même...
devient agitation, insomnie, un corps qui souffre sans savoir pourquoi, un esprit qui ne peut se concentrer parce que son énergie n'a nulle part où aller.
Nous prenons cela pour un désordre.
Mais ce n'est pas le cas.
C'est un feu qui n'a pas reçu la permission de brûler.
Le feu canalisé, c'est-à-dire le feu vécu, devient quelque chose d'entièrement différent.
Il devient une impulsion sans agressivité.
Une concentration sans rigidité.
La joie féroce et claire d'être pleinement vivant dans un corps qui sait ce qu'il veut et n'a pas honte de le vouloir.
Il devient la capacité de ressentir l'extase et la liberté sans s'y perdre.
Poppy nous le rappelle.
Le coquelicot pousse là où tout a brûlé...
dans les champs brûlés, dans la terre brisée, dans les endroits où aucune autre fleur n'ose s'enraciner.
Il n'attend pas la permission.
Il fleurit comme une déclaration. Pas doucement. Pas poliment. Avec le feu plein et sans vergogne de quelque chose qui a appris le secret : que le sol le plus rude donne souvent la vie la plus éclatante.
Poppy veut que vous créiez un périmètre sacré autour de ce qui compte le plus.
La ligne discrète et indubitable qui dit...
C'est là que je commence.
Non pas avec colère.
Non pas avec des explications.
Mais avec la calme certitude de quelqu'un qui a appris que protéger sa propre flamme n'est pas égoïste. C'est plutôt la chose la plus nécessaire et la plus saine que vous ferez jamais.
Vivre avec cette pièce, c'est vivre avec le rappel que votre feu n'est pas dangereux. Ce n'est pas trop. Ce n'a jamais été le problème. Le problème, c'était chaque instant où vous l'avez atténué pour rendre quelqu'un d'autre confortable. Le problème, c'était chaque fois que vous avez ravalé la flamme pour maintenir la paix.
Votre feu veut être vécu. Pleinement, sans excuses, sans contraintes.
Et les limites qu'il crée ne sont pas une séparation du monde, elles représentent la chose même qui vous permet de rencontrer le monde sans vous y perdre.
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