Mind Flowers
Tu as toujours été le jardin
Tu as toujours été le jardin
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Monté sur bois de cerisier · 45 cm · Grès avec engobe · Or 24 carats
Tu l'as cherché partout.
Dans le regard des autres. Dans des lieux où tu n'avais jamais été. Dans des mots que quelqu'un avait prononcés un jour et que tu avais gardés comme des graines dans ta poche pendant des années, espérant qu'ils fleuriraient si seulement tu trouvais le bon terreau. Tu as cherché dans les livres, dans les temples, dans le silence entre ce qui était dit et ce qui était sous-entendu.
Tu as traversé des océans en toi-même à la recherche du rivage.
Et pendant tout ce temps... il grandissait là où tu te tenais. À l'intérieur et en dessous de toi.
C'est l'une des cruelles bontés que l'univers conserve...
que ce que tu cherches n'a jamais été ailleurs.
Pas chez le professeur ;
pas dans l'amour ;
pas dans le lieu sacré ;
pas dans la prochaine version de toi-même que tu continues de promettre de devenir.
Tu as toujours été le jardin, il n'a jamais attendu ton arrivée.
Il attendait que tu baisses les yeux et que tu voies que tes propres racines avaient déjà percé la pierre.
On nous apprend à tendre la main.
À chercher.
À devenir.
À réparer ce qui est cassé et à trouver ce qui manque.
Et ainsi nous passons nos vies les mains ouvertes vers l'horizon, suppliant le monde de placer dans nos paumes ce qui battait déjà dans notre poitrine.
L'amour que tu désirais. Il est à toi.
Non pas parce que quelqu'un te l'a donné, mais parce que c'est de cela que tu es fait.
La magie que tu admirais chez les autres, il se pourrait bien que ce soit toujours ta propre lumière, qui te soit reflétée parce que tu n'étais pas encore prêt à la voir à sa source.
Rien n'a besoin d'être trouvé.
Rien n'a besoin d'être réparé.
Rien n'a besoin d'être mérité, gagné ou prouvé.
Tu n'es pas en route vers le jardin.
Tu n'es pas presque arrivé.
Tu n'es pas à une leçon, une guérison, un chagrin près de devenir ce que tu es déjà.
Tu as toujours été le jardin. Chaque fleur que tu as jamais désirée fleurit déjà
... a toujours fleuri ...
dans le terreau de ton propre être.
Et au moment où tu cesseras de courir vers l'horizon et que tu poseras tes mains sur ta propre terre, tu le sentiras.
Les racines.
Le pouls.
L'éclosion tranquille et imparable qu'aucune saison ne peut arrêter et qu'aucun hiver ne peut atteindre.
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